mercredi, novembre 15, 2006
Il a cambriolé mon sérieux
Et puis, je suis tombé sur ça.
Adieu les belles idées de billet limite intello qui aurait pu donner naissance à des discussions passionnées. Nous aurions pu débattre comme des dingues, comparer nos convictions, pousser ensemble les limites de la discussion pour vagabonder gaiement, sur le dos de nos neurones en furie, dans les contrées encore inexplorées de la réflexion. Oui, ce blog aurait pu devenir la clef de voûte de l’intelligence humaine poussée jusqu’à ses derniers retranchements. J’aurais peut-être même eu un prix Nobel ou la croix de l’ordre du mérite, j’aurais été sur toutes les couvertures des magazines les plus prisés, j'aurais été cité en exemple pour la jeunesse, ... Oui, la gloire me tendait la main avec cette idée. Ben non. Un con arrive, une débilité surgit et voilà que je replonge, entraînant avec moi ce blog. Je n’y peux rien, c’est plus fort que moi, quand je vois une flaque d’eau, il faut que je saute dedans … quand je vois ma fille expérimenter une nouvelle façon de manger un éclair au chocolat, il faut que je fasse pareil … bref, quand il y a de l’absurde, de la stupidité rigolote, du trou noir à neurones, je ne résiste pas :-)
Mais avouez que là, il est vraiment con le type ; ça aurait été dommage de passer à côté de ça.
L’Oursin Vert
mardi, novembre 14, 2006
Pause tendresse
Donc voilà, comme j'aime bien partager des choses de ce genre avec vous ...
L'Oursin Vert
Ma trombine

Oui, vous en avez tous rêvé ... enfin ... surtout "toutes" :-p En même temps, je vous comprends. Ca fait un petit temps que vous me lisez alors, forcément, vous vous demandez à quoi je ressemble. Et bien voilà ! Oui oui, selon un site très sérieux :-p , je ressemble un peu à toutes les personnes dont vous voyez les photos ci-dessus :
Dominic Monaghan 68%
Francesco Totti 60%
Veronica Varekova 59%
Hugh Jackman 55 %
Matthew Fox 55 %
David Oddsson 54 %
Raoul Bova 54 %
David Beckham 52 %
Henry Cavill 52 %
Donny Osmond 52 %
Le pourcentage représentant le taux de ressemblance entre eux et moi. Bon, très honnêtement, je ne vois pas comment on peut ressembler à la fois à David Oddsson (que je ne connais absolument pas) et à David Beckham ! Par contre, je suis très flatté(e) de ressembler à Véronica Vareckova (que je ne connais pas non plus).
Alors, ceux qui me connaissent, vous en pensez quoi ?
Merci à Miss Julie pour le lien ;-)
L'Oursin Vert
lundi, novembre 13, 2006
Ne lisez pas ceci
Je l'aime
Je l'aime
Je l'aime
Je l'M
oups
Je l'aime
Je l'aime
Je l'aime
Je l'aime
Je l'aime comme un fou mais je l'aime aussi comme quelqu'un qui a toute sa raison car comment ne pas l'aimer ? Il faudrait être idiot pour ne pas l'aimer. Pourvu que le monde soit idiot afin que je sois le seul à l'aimer.
Je l'aime
Je l'aime
Je l'aime
Je l'aime
Je l'aime pour toujours
Je l'aime chaque jour
Je l'aime pour tout ce qu'elle est
Je l'aime pour tout ce que je suis avec elle
Je l'aime pour tout ce que je sais d'elle
Je l'aime pour ce que je ne saurai jamais
Je l'aime pour toutes ces petites choses que j'apprends d'elle au fil de ses mots et de ses silences
Je l'aime
Je l'aime
Je l'aime
Je l'aime
Je l'aime comme c'est interdit
Je l'aime comme on aime un interdit
Je l'aimerais comme on aime un interdit même si l'aimer était permis
Je l'aime pour avoir fait de chaque jour non pas le dernier mais le premier
Je l'aime pour ce qu'elle me fait ressentir
Je l'aime d'être ce que je n'aurais jamais cru possible
Je l'aime quand elle m'aime
Je l'aime ... et je ne cesserai jamais de l'aimer.
L'O.V.
vendredi, novembre 10, 2006
Vendredi douceur
Et toi, Oursin, tu as bien un truc quand ça ne va pas pour évacuer toutes ces tensions qui te rongent de l'intérieur ?
Ben non, rien de spécial ... quoique ... oui, il y a, comme ce soir, deux personnes que je dois remercier ...
M :-) Le chanteur, pas ... enfin bref, M. Parce qu'en nous rappelant que le futur ne s'oublie pas, il nous offre un présent euphorisant, dynamisant ... exutoire ... un moment de pur délire dans la voiture où les décibels s'entrechoquent gaiement.
Et, surtout, ma fille ... parce que ... son sourire quand elle me voit ... ses pas qui s'accélèrent quand elle vient vers moi ... ses bras qui se tendent ... sa voix qui lance sans retenue un « papaaaaaa » enjoué ... ses yeux où brille à jamais le soleil de ma vie. Parce que c'est ma fille ... parce que c'est un enfant et que rares sont ceux qui aiment comme un enfant ... parce que tout est simple dans son amour ... parce que rien est attendu en retour ... parce qu'il n'a aucune contrainte, aucune limite ... si seulement nous étions tous capables d'aimer comme le fait un enfant.
Merci ma Chérie ...
Ton papa qui t'aime fort
jeudi, novembre 09, 2006
Un nounours doux d'oú ?
Et encore, ma fille accepte qu'on le mette au bain de temps en temps (le bain des doudous est rigolo, c'est une grosse boîte avec une fenêtre à travers laquelle on peut voir que ça tourne . je sens qu'un jour ma fille va me demander un bain aussi amusant que celui de son doudou). Je me souviens, au début, cette peluche s'est vue vraiment flattée de prendre du grade en passant de simple "nounours" à "doudou". Quel honneur pour elle. Elle a vite déchanté. Aujourd'hui, les autres peluches de ma fille arborent avec arrogance leurs poils impeccables, leurs oreilles intactes, leurs yeux parfaitement alignés, . alors que Pinpin (c'est le nom très original que nous avons donné au lapin en question) a ravalé depuis longtemps sa fierté par une bouche rendue improbable grâce aux découvertes dentaires de ma petite Chérie d'Amour.
Oui, la vie de doudou, est un réel enfer.
Mais la vie de doudou est surtout très précieuse ! Imaginez. Un samedi, une grande surface, un monde fou . et votre fille qui refuse de laisser son doudou dans la voiture. Vous voilà obligés d'affronter cette plus grande peur de parents : la perte du doudou ! Un oil sur le doudou, un sur la main libre de votre fille afin de vous assurez qu'elle ne vide pas votre charrette au fur et à mesure que vous la remplissez, un sur la liste des commissions et le dernier sur la circulation dense à en être dangereuse. Et tant pis si vous n'avez plus d'yeux pour regarder ce que vous achetez, vous allez devoir y aller de confiance (le pire c'est que, une fois rentré, votre conjoint(e) va se faire un plaisir de vous dire "ben pourquoi t'as pas pris l'autre confiture ? T'as pas vu qu'elle était en promo ??? C'est pourtant pas compliqué, c'est marqué dessus !" Aaaaaaaarrrrgh). Perdre un doudou, c'est ce qu'il y a de pire. Bien sûr, il y en aura toujours pour vous expliquer que ce n'est pas si grave et qu'on peut expliquer à l'enfant que c'est comme ça, que ça arrive, que c'est pas si important que ça. Mais ceux-là n'ont certainement jamais connu les longues nuits blanchies par les larmes intarissables d'un enfant triste.
Dés que ma fille a eu choisi celui qui allait être son doudou (et ça tombait plutôt bien, c'est celui qu'on avait pressenti (quelle fierté d'ailleurs quand elle ait choisi Notre doudou malgré les tentatives honteuses des amis et de la famille pour lui offrir un autre doudou (c'est d'ailleurs amusant de voir comment tout le monde se bat pour essayer de trouver la peluche qui préfèrera le nouveau-né))) . euh . vous savez quoi ? Je vais la recommencer cette phrase. Trop de parenthèses, coupe le fil. Pouf pouf.
Dés que ma fille a eu choisi celui qui allait être son doudou, donc, nous avons foncé au magasin où nous l'avions acheté afin de prendre son frère jumeau. Prudents :-p
Au pire, si on le perd, il nous restera SOS doudou.
L'Oursin Vert
mercredi, novembre 08, 2006
Je vous trouve très beau
Voici donc le mail en question :
Hello!
I am Natal'ya. To talk about my personal qualities I`l try to look at
myself from aside. So I`m a feminine, charming, romantic, and sweet
girl. Yet as a person I am open-minded, easy-going, kind-hearted. From
the very beginning I try to behave naturally. I dislike lie and
hypocrisy. Kindness and decency are the qualities that are very
important for me and that`s why I value them in myself. I love my
parents very much as they have given much to me and I am grateful to
them.
I have some questions for you if you want to get to know me closer:
* I will be waiting for your reply to
* Are you interested in serious relations with Russian woman?
* Have you ever been to Russia?
* What is important for you in relations and am I right for you?
* Are you planning to visit Russia?
* Would you like to correspond or to talk by phone?
* Why are you interested in Russian lady?
Hope you will tell me about yourself,
kisses from Russia,
Natal'ya
Chère Natal'ya,
Quel bonheur de vous lire de si bonne heure. Comme quoi, le bonheur appartient vraiment à ceux qui se lèvent tôt, comme le disait si justement ce vieil homme à Hiroshima le 6 août 1945 alors qu'il sortait vers 08h15 en sifflant "Little boy" de Paddy Schmidt (on est en droit de se demander comment il a pu siffler l'air de cette chanson qui n'est sortie que bien plus tard mais bref, plein de bonheur à Mr et Mme Chronisme et à leur fille Anna). Oui, le bonheur appartient à ceux qui se lèvent tôt et vous venez, délicieuse perle des neiges, de me le prouver par votre mail.
Aaaaahhhhh le Russie ! Le pays où les habitants n'ont souvent pas les moyens de voyager alors, soucieux du bien-être de son peuple adoré, le gouvernement a eu à coeur de changer régulièrement le nom des villes pour donner aux gens l'impression de bouger sans arrêt. Hier, j'étais à Petrograd et puis, un beau jour, j'ai changé pour Léningrad. C'est pas mal mais il faut s'habituer à cette nouvelle ville, renouer des contacts avec les voisins de file que l'on apprend à connaître devant chez le boucher. Mais je sens que nous ne vivrons pas longtemps là-bas. Il paraît que Saint-Pétersbourg est pas mal . on verra bien (oui, c'est super culturel ce matin sur ce blog :-p ).
Mais vous, frêle naïade de la Volga, où habitez-vous au juste ? Dans cette jolie petite ville de Perm qui s'appelait Molotov et où, à ce qu'on dit, on s'éclate vraiment (oui, autant on peut briller par un peu de culture, autant on peut saccager son image par un humour foireux) ? Où bien êtes-vous de Moscou où le beau renaît des cendres d'une Histoire brûlante (en fait, et je dis ça juste au cas où certains incultes passeraient pas ici, la place rouge est née à la suite d'un terrible incendie et, pour ce qui est du beau, il faut savoir que la place rouge est une des traductions possibles de son nom Russe. En effet, on pourrait tout aussi bien traduire ce nom pas "Belle place". Voilà, vous aurez de quoi frimer un peu au prochain repas de famille) ? Dites-m'en plus, Nathalie, mon nouveau guide dans la vie . (mais pourquoi j'ai envie d'un chocolat chaud moi ???)
Suis-je intéressé par une relation sérieuse avec une femme Russe ? Euh . non :-) Mon coeur est déjà pris mais, je vous en prie, continuez à me faire rire. Vous arrivez si bien à briser la glace.
Non, je ne suis jamais allé en Russie. Parce que, franchement, j'ai toujours eu la faiblesse de préférer la chaleur enivrante des Caraïbes au froid austère de vos terres arides. Même si, je l'avoue, je préfère la vodka au rhum. Mais bon, s'il est vrai qu'avec le second on peut faire un Cuba Libre, je n'ai jamais vu de Moscou Libre avec de la vodka . le jour où ça sera possible, je reverrai sans doute mon jugement.
Est-ce que je veux vous parler au téléphone ? Oh ben oui tiens, je ne savais justement pas comment exploser mon crédit d'appels :-p En plus, ça va être sympa comme conversation . une belle discussion en anglais avec, d'un côté un accent russe à couper à la baïonnette et, de l'autre, un accent belge (si, Gol, j'ai un accent belge !) à couper à la fourchette en plastique qu'on plante dans les sachet de frites. Oui, notre amour me semble possible :-)
Et puis, malheureusement, mon anglais n'est vraiment pas bon. Par exemple, j'ai toujours traduit "To put in" par "Massacrer sans ciller". Avouez que c'est très bête.
Hope you will foutre la paix à ma little personne,
Kisses from ici but pas pour you,
L'Oursin Vert
mardi, novembre 07, 2006
Jet de pshit
Il faut absolument que j'arrête de forcer mon style afin d'avoir l'air jeune, je vais finir sur skyblog :-p
Oui, donc, voici revenus les dingues talentueux qui ont l'étrange idée de jeter leurs canettes vides de toutes les façons possibles et imaginables.
Leurs premiers exploits
La toute dernière vidéo de leurs ouvres
Ce qui est sympa avec cette idée, c'est que tout le monde peut essayer. Donc, ami lecteur, n'hésite pas à m'envoyer les vidéos de tes jets de canettes, je les publierai sans hésiter :-)
L'Oursin Vert
lundi, novembre 06, 2006
T'as vuuuuuuuuuuu ?
C'est elle qui l'a fait !
Et donc, mon "t'as vuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ?" du moment, porte sur le tout premier bricolage de ma fille. Vendredi, en allant la chercher à la crèche, j'ai eu la très belle surprise de recevoir son travail de la journée. Et vous voulez que je vous dise ? C'est le plus beau de tous ceux qui étaient là. Sérieusement, c'est pas parce que c'est ma fille mais c'est vraiment la plus douée :-p Depuis vendredi, donc, j'ai, sur la cheminée de la cuisine, un joli champignon fait avec des petits bouchons peints de toutes les couleurs. Mais c'est super bien fait. Même moi, qui suit pourtant un bricoleur de génie comme pourront le dire tous ceux qui me connaissent :-p, je ne sais pas comment on fait ça. Trop forte.
vendredi, novembre 03, 2006
Ca c'est de la voiture
Non, pas le tableau ... d'ailleurs, est-ce que vous croyez vraiment qu'il puisse y avoir un nouveau « Picasso » ? Non non, ici je vous parle de la voiture. Le Citroën C4 Picasso.
Et ? Vous ne trouvez rien d'étrange ? Cette phrase ne vous choque pas ? Je vous dis « Il est beau le nouveau Picasso » et rien ne vous semble bizarre ? Non, ce n'est pas le fait que je fasse de la pub sur mon blog qui est étrange. Ce qui est étrange, c'est que je puisse dire cette phrase. Vous vous rendez compte ? Je ne suis plus un homme, plus un mec, plus un mâââââle aux muscles tendus par des litres de bière (pour autant que le ventre et le double menton soient des muscles), je ne suis plus un homme, non, je suis un papa ! Je ne dis plus : « Waw, t'as vu la dernière Ferrari ? Elle te pète le 0 à 100 en 3,5 secondes ! » (information non vérifiée et, c'est affreux, je n'ai même pas envie d'aller vérifier). Non, à présent je dis « Il est bien le dernier Picasso (si j'ai pas des réductions après toute cette pub) avec tous ses espaces de rangements, sa suspension réglable et son pare-brise panoramique. En plus, les sièges arrière peuvent facilement libérer du volume, c'est pratique pour la poussette de la petite ».
Dernièrement, je suis allé chez mon coiffeur (il est chauve (oui, je sais, cette précision est inutile, déplacé, absurde, choquante, ... mais elle m'amuse)). Comme à chaque fois que je vais le voir, j'avais pris mon livre afin de passer le temps dans la salle d'attente (je précise que ce n'est pas toujours le même livre, bande de mauvaises langues). Damned, Amélie a accéléré la cadence à la fin de son dernier livre (excellent le dernier Amélie Nothomb, soit dit en passant) et je me retrouve donc sans lecture plus vite que prévu. La bougresse. Je décide donc de prendre une des revues laissées à la disposition des clients. C'est un salon pour hommes donc, forcément, il y a surtout des magazines sur l'automobile. Et là, le seul article que je lis avec attention, c'est celui sur ce nouveau monospace dont je vais arrêter de dire le nom tant que je n'aurai pas une réduction officielle. A peine un regard sur la nouvelle Lotus, même pas plus de deux secondes de considération sur la dernière BMW. Mais alors, sur cette familiale ... toute mon attention ! Ca va mal, je vous le dis.
Aujourd'hui, les premières choses que je regarde dans une voiture, c'est la place à l'arrière et la taille du coffre. Fini l'intérêt porté au couple (le couple du moteur, pas le couple qu'on peut former avec la personne qu'on aime (parce que là, si tu lis ces quelques lignes, ma Elle, sache que je m'y intéresse toujours autant)), à la reprise, à la boîte de vitesse séquentielle, à la taille des jantes, ... Non, aujourd'hui c'est espaces de rangements, place pour la poussette et trucs rigolos pour ma fille tels que le toit vitré pour qu'elle puisse voir le ciel sans avoir froid.
Finalement, elle a raison ma fille quand elle montre ma voiture en disant que c'est la sienne.
L'Oursin Vert
vendredi, octobre 06, 2006
Génération papas
Donc, oui, ça y est, ça me revient … Je constate donc qu'il y a de plus en plus de papas qui viennent rechercher leurs enfants. En fait, il y a de plus en plus de papas qui s'occupent de leurs enfants, tout simplement. On les voit dans la rue avec 50 sacs, trois doudous par poche, la poussette de leur enfant dans une main et celle de la poupée toute rose dans l'autre. Ou bien encore au magasin où ils jonglent habilement avec les bras trop longs de leurs enfants trop tentés, les paquets de couches et les dvd's de Winnie, le dernier Renaud pour jouer encore un peu aux vieux rebelles et un bouquin sur Photoshop pour ce temps libre auquel ils essayent encore de croire.
Et quand je les vois, moi qui suis déjà un vieux papa (ben quoi ?), j'ai une vraie tendresse devant ces visages qui rayonnent sous une tignasse improbable et derrière une barbe naissante, les yens remplis de ces heures trop blanches que les jeunes parents connaissent si bien et l'épaule encore mouillée d'un mordillage ou d'une bavouille artistique. Nos regards se croisent et ils se passent un truc … il y a un lien invisible qui nous unit comme un fil de bave qui nous relierait tous :-) Nos regards échangent alors des mots complices "c'est le pied, non ?" "finalement, la ps3, on s'en fout" "je trouvais ça idiot tous ces parents qui proclamaient leurs enfants plus beaux du monde … sauf que ma fille, c'est vrai, elle est réellement la plus belle du monde" "t'as vu ? ma fille elle dit 'papa cool' !".
Oui, il y a de plus en plus de vrais papas et plus seulement des pères. On a aussi droit au chapitre tendresse et câlins dans l'éducation de nos petits bouts et c'est tant mieux. Ca met un peu de féminité assumée chez les hommes … peut-être même que ça va ajouter un peu plus d'humanité, plus d'amour à ce monde … peut-être … En tout cas, elle est belle aussi quand elle est dans ce sens-là l'égalité des sexes.
Ma Chérie, éteins vite l'ordinateur avant que Papa se rappelle qu'il doit aussi être autoritaire de temps en temps. Mais, d'abord, viens ici et sers fort ton Papa … je t'aime :-)
L'Oursin Vert
lundi, octobre 02, 2006
Je me lève de mal heure
Pourquoi sommes-nous aussi peu doué pour le bonheur ? Comment se fait-il que ce soit toujours le malheur, la peine, les tensions, les complications qui nous attirent ? Est-ce vraiment le bonheur que nous recherchons pour être à ce point facile à détournés du chemin qui y mène ? Car, finalement, nous sommes nombreux à savoir comment être heureux. Oui, nous avons ça au fond de nous. Mais nous n'y arrivons pas. Pourquoi ? Est-ce que le bonheur nous fait peur parce que nous en avons une mauvaise idée ? Avons-nous la certitude que le bonheur est un lac tellement calme qui fnit par devenir morne ... monotone ... ennuyeux ? N'est-ce pas étrange de penser ça alors que le bonheur peut justement être fou, beau, surprenant, enrichissant ?
Pourquoi restons-nous dans des situations qui ne nous plaisent pas ? Dans des vies qui ne nous conviennent pas ? Par habitude ? Par manque de courage face à la tâche qui nous attend si on veut changer les choses ? Mais alors, tenons-nous vraiment au bonheur si on se décourage si facilement ?
Est-ce qu'on ne pourrait pas juste une fois essayer le bonheur ? Juste y goûter ? Donner une chance à notre vie, lui laisser être plus simple et plus belle ? Vous allez sans doute me dire que le bonheur n'est pas si simple à atteindre mais ... en êtes-vous si sûrs ? Avez-vous vraiment cherché en vous-même la réponse à cette question : qu'est-ce que le bonheur ?
Et si on essayait d'être heureux ?
L'Oursin Vert
Vas-y Marcel
«Il en est des plaisirs comme des photographies.
Ce qu'on prend en présence de l'être aimé n'est qu'un cliché négatif, on le développe plus tard, une fois chez soi, quand on a retrouvé à sa disposition cette chambre noire intérieure. »
Marcel Proust
L'Oursin Vert
mardi, septembre 19, 2006
Lettre à un ange
Permets-moi de t'installer un instant en face de moi dans mes pensées. Prends donc ce banc en face du mien, j'ai besoin de te parler. En fait, je crois que j'ai surtout besoin de t'entendre. D'ordinaire, quand tu viens dans mes pensées, ton sourire suffit à me dire ce que j'ai besoin de savoir. C'est comme si le chemin à suivre s'éclairait dés que tu arrives.
Tu m'as tant appris. Tu m'as appris la douceur, l'amour, le sourire, la simplicité. Tu m'as appris que donner était la plus belle façon d'aimer. Tu m'as montré que les choses sont futiles et sans intérêt, que tout ce qui compte vraiment, ce sont les gens qu'on aime. Tu m'as enseigné par l'exemple que le temps était précieux et qu'il fallait donc le réserver à ceux qui comptent vraiment pour nous. Tu m'as ainsi appris, en silence, que la rancune n'avait pas sa place en amour et en amitié. Tu m'as fait comprendre le sens du mot pardon. Tu m'as aussi appris qu'il fallait savoir prendre sur soi pour faire le premier pas dés lors qu'une tension voulait s'insérer entre une personne chère et soi.
Tout ça, tu me l'as appris sans un mot, simplement en appliquant tous ces principes. Même quand la mort t'appelait en t'infligeant milles douleurs, tu as donné à ceux que tu aimais. Je suis fier et heureux d'avoir fait partie de ceux-là. Et j'ai vu le bonheur dans tes yeux. C'est ça qui m'a montré que tu avais raison et que ta philosophie était la seule valable. Ta tendresse et ta générosité étaient exemplaires. Ce sont tous ces préceptes que j'essaye de suivre depuis toi. Bien sûr, je le fais de façon très modeste et je suis loin d'avoir ton talent dans le don. Mais j'essaye d'aimer comme tu me l'as enseigné sans vraiment le savoir. Tu m'as aidé tant de fois. C'est pour ça que tu es mon ange; tu es toujours là, près de moi ... en moi ... et tu guides mes pas quand je ne vais pas bien ou que je suis perdu.
Merci.
Mais si je te fais venir ici aujourd'hui, c'est parce que je n'y arrive plus. Je doute. Pourquoi ça ne marche plus ? Pourquoi ne suis-je pas heureux ? Quand je regarde mes yeux, je n'y vois que des torrents de larmes retenues. Pourquoi mon visage ne s'éclaire-t-il pas du bonheur que j'ai lu sur le tien ? Pourquoi ça fait si mal ? Pourquoi donner me vide alors qu'il te remplissait de milles choses merveilleuses ? Pourquoi ça fait si mal ? Dis-moi, je t'en prie. Indique-moi ce que je dois faire. Donne-moi encore la force de donner et de trouver mon bonheur dans ce don. Aide-moi à me convaincre qu'être aimé est une chance et qu'aimer est un bonheur. Aide-moi, je t'en supplie. J'ai tant besoin de toi ...
lundi, septembre 18, 2006
La griffe l'y lit
Regardez … ma carapace est épaisse, certes, la vie m'a obligée à me défendre … mais regardez, il y a moyen de la fendre … regardez mes bras … regardez comme j'ai lutté moi-même contre ce bouclier qui me pèse et qui m'empêche d'avancer … regardez les traces de ce combat entre mon envie de m'ouvrir aux autres et ma peur de laisser quiconque me blesser encore … encore ... tant de blessures qui n'ont laissé aucun trace apparente … mais les blessures invisibles sont les plus douloureuses, ce sont celles qui nous suivent le plus longtemps. J'ai peur de vous … mais j'ai besoin de vous. Comment vivre avec cette ambivalence ? Comment m'y retrouver dans ce paradoxe ? J'ai besoin de vous … besoin que vous entendiez les mots que je n'arrive pas à dire … besoin que vous me compreniez dans mes silences … besoin que vous trouviez ma douceur dans la nuit opaque de ma rage mal destinée … besoin que vous preniez cette main que je tends maladroitement et que je ne montre pas …
Combien de larmes rouges sur ses bras tendus ? Combien de brumes de souffrance à traverser ? Combien de battements forcés d'un cœur qui n'en peut plus de n'avoir personne à qui donner son amour ? Combien de temps, encore, avant que quelqu'un ne se rende compte que derrière les griffes, pleure une rose belle et délicate ?
L'Oursin Vert
vendredi, septembre 15, 2006
Toc toc toc ! C'est le fou !
Mais des fois, je me pose tout de même des questions. Il m'arrive de me demander si je ne suis pas un peu dingue … voire même complètement dingue ! Givré. Maboule. Taré. A l'ouest. Frapadingue. Oufguedin. Secoué du bocal. Agité des hémisphères. Débranché des synapses. Intellectuellement de guingois. Moralement bancal. Psychologiquement branlant (euh … non, pas de commentaire). En plein tangage neuronal (petit clin d'œil à Bracklilie qui a succombé, ce matin, à un tangage bien trop violent). Oui, parfois, j'en viens à me demander si je suis vraiment sain d'esprit (de corps, je sais que non, pour les raisons alimentaires évoquées récemment).
Bon, fou amoureux, ça je sais que je le suis et ça ne me tracasse pas vraiment. En tout cas, ça ne me fait pas faire de grands détours quand je passe près d'un asile. La folie d'amour est sans doute la plus terrible, la plus destructrice, la plus bouleversante mais elle n'en reste pas moins espérée de tous et appréciée des quelques rares malades. J'irais même jusqu'à craindre quiconque trouverait un remède contre cette terrible folie qui s'est emparée de moi. Le premier qui ose toucher à ma folie d'amour, je le bouffe !
Non, ici je parle de la vraie folie, de celle qui passionne et nourrit tous les psy (sauf les psychopompes qui sont, eux, employés de la sncb et autre ratp). Cette folie qui vous transforme en aimant à doigts … plus moyen de marcher dans la rue sans que les gens vous pointent de leur arrogance en grinçant bêtement quelques railleries abjectes (ça sent le vécu, non ?). Cette folie qui vous range dans cet énorme sac des "pas normaux".
Mais qu'est-ce qui peut bien me faire penser que je suis fou ? Et bien voici quelques exemples :
Il y a quelques années, l'animateur Arthur présentait sa toute première émission à la télé. Ca s'appelait "Emission impossible". Je n'aime pas Arthur et j'ai détesté cette émission. Oui, vous allez me dire que, jusque là, ça serait plutôt une preuve de bon goût et d'esprit sain. Certes. Sauf que je les ai toutes regardées ! Je les enregistrais pour pouvoir me les repasser. Et durant le visionnage, je ne cessais de répéter : "mais que c'est con". Et pourtant, j'ai regardé chaque seconde de ce massacre. Je crois même que, si ça repassait, je serais de nouveau au rendez-vous face à mon écran.
Je n'aime pas les tomates crues. Mais pas du tout. C'est le genre d'aliment qui pourrait réellement me rendre malade si je devais en manger plus d'une bouchée. Et bien pourtant, régulièrement, j'en mange. Pas toute une, non, juste une bouchée. Je sais que je déteste mais il faut tout de même que je goûte à nouveau. Et, à chaque fois, c'est le même dégoût (j'en viens même à me demander si ce n'est pas ça qui entretient un peu mon aversion pour ce fruit). En fait, ça m'arrive avec d'autres aliments et d'autres plats (et même certaines boissons.). Je n'aime pas, je n'aimerai jamais … mais il faut tout de même que j'essaye.
Chaque matin, quand j'arrive au travail, je serre ma voiture. Ensuite, de mes petits pas hésitants, je vais vers le bureau. Une fois que je suis arrivé à l'intérieur, une question me vient : "ai-je bien serré ma voiture ?". Suite à quoi, une réponse ferme vient me heurter l'évidence : "mais bien sûr !". Et là commence la torture, la dispute dans ma tête, la guerre entre ma certitude et une cavalerie invincible de doutes. Mais je tiens bon et gravis, non sans peine, les marches qui mènent au deuxième étage où j'officie. En plus, j'ajoute volontairement des arguments pour tenter d'influencer l'issue de cette rixe intérieure : "je ne vais pas ressortir pour vérifier, il pleut comme pas possible", "j'ai même appuyé deux fois sur le bouton de verrouillage", "je ne peux pas faire attendre d'avantage mes mails, ça serait inconvenant" (oui, bon, c'est vrai que le dernier argument est un peu faible dans la mesure où je commence à travailler à 6h00 du matin. Mes correspondants n'étant généralement pas levés à cette heure-là (sauf ma petite Gol qui est plus nocturne que son hibou), les réponses peuvent attendre). Et, à chaque fois, je ressors, bravant à nouveau la pluie et le froid, me traitant d'imbécile tout le long. Une fois près de ma voiture que je vois soupirer, lasse de cette comédie, je constate que les portes sont serrées. Je repousse tout de même sur le bouton de verrouillage et m'en retourne au bureau, les épaules tombantes, le pas mou de celui qui vient de perdre.
Si ce n'est pas symétrique, ça m'agace. De temps en temps, quand ma raison est partie se coucher, je suis pris d'une sorte de TOC (Trouble Obsessionnel du Comportement). Par exemple, je plie le petit doigt de la main droite sans autre raison que … euh … ben sans raison du tout en fait :-) Mais bon, ça arrive certainement à tout le monde. La plupart du temps, on ne s'en rend même pas compte. Sauf que moi, si. Et je n'aurai pas l'esprit tranquille tant que je n'aurai pas fait exactement le même mouvement avec le petit doigt de l'autre main. Là, par exemple, en écrivant cela, mon pouce droit est venu se mettre entre deux touches du clavier (entre la barre d'espace et le Alt Gr). Et bien j'ai dû faire la même chose avec mon pouce gauche de l'autre côté de la barre d'espace. De là, vous allez être tentés de me demander : "Et si tu ne le fais pas ?". Et bien la question ne se pose même pas. Il faut que je le fasse, c'est tout. Pas possible de lutter contre ça. Toute mon attention va être hypnotisée par ça et je ne pourrai rien faire d'autre tant que je n'aurai pas cédé. Bon, je vous rassure, au quotidien ça ne se remarque même pas. Je le fais de plus en plus inconsciemment et ça ne me pourrit pas vraiment la vie (pas peur, mon Amour, la vie avec moi n'en reste pas moins … euh … supportable) :-)
Autre exemple de ma folie que l'Ami connaît bien :-) Je ne supporte pas que quelqu'un lise un livre ou écoute un cd que je viens d'acheter avant que je ne l'aie lu ou écouté. C'est impossible. Si quelqu'un a le malheur de ne faire même que l'ouvrir, ça me rend malade. Encore dernièrement, j'ai acheté un livre et quelqu'un l'a lu avant moi. Et bien je ne veux plus lire le livre en question. C'est bête parce qu'il avait l'air bien :-p Espérons que quelqu'un l'adapte au cinéma.
Et vous ? Ca vous arrive de vous dire que vous êtes fous ? Avez-vous parfois des doutes quant à votre équilibre psychologique ? (Parce que moi, pour certains, oui :-) ).
L'Oursin Vert (en plus, il paraît que le vert est la couleur des fous)
jeudi, septembre 14, 2006
La Deedee, Princesse du blog
Je tenais à vous parler d'un blog que je lis chaque jour avec un réel plaisir. En fait, il me fait un peu penser à celui de notre Prout-Prout adorée (reviens vite chère voisine). Il s'agit du blog de Deedee : La vie trépidante et truculente d'une parisienne à Paris. L'auteur nous offre, sous la caresse experte de sa plume, des billets tantôt drôles, tantôt culturels avec toujours un ton très agréable, léger et captivant. Vous y découvrirez Paris, certes, mais aussi les petites choses de la vie qui, une fois passées par son regard légèrement décalé, nous apparaissent comme étant autant d'occasions de nous amuser.
Aujourd'hui, Deedee fête le 500ème billet de son blog. Joyeux anniversaire à elle, donc, et longue vie à cette parisienne à Paris.
L'Oursin Vert
mercredi, septembre 13, 2006
Miam, Slurp et autres Burp
Ce matin, à la radio, il parlait d'une étude menée par Test-Achats (notre "60 millions de consommateurs" à nous) sur les habitudes alimentaires des belges. Ils annonçaient, d'un air grave, que 60 % des belges avaient une mauvaise alimentation. Ca va surprendre ceux qui me connaissent bien mais … je ne me suis tout de suite concerné :-) J'étais même sur le point de m'inscrire fièrement dans les 40 % de bons élèves. Mais j'ai été coupé dans mon élan de grande naïveté lorsque le présentateur a approfondi le sujet en parlant des points qui permettaient de déclarer quelqu'un comme étant un mauvais mangeur.
- Les fruits … la majorité n'en mange pas 5 par jour.
Euh … je ne suis même pas sûr de pouvoir citer 5 fruits différents :-p Bon, j'exagère mais c'est vrai que je n'en mange pas du tout si ce n'est en jus. A moins, bien sûr, qu'on ne compte les fruits oléagineux (cacahuètes, noix, …).
Tiens, en parlant de fruit, ça me fait penser à cette phrase de Philippe Geluck, ou plutôt de son personnage le Docteur G, à qui on demandait s'il était vrai que les vitamines étaient surtout concentrées dans la peau des fruits : "C'est tout à fait exact, sauf pour la noix de coco".
- Les légumes … la majorité, encore elle, n'en mange pas un par repas.
Un par repas ???? Est-ce à dire que je dois mettre des choux de Bruxelles sur ma tartine de Nutella (au fait, il y a des noisettes dans le Nutella … vous êtes sûr que ça ne peut pas augmenter mon compteur de fruits ?) ?
Autrement, je l'avoue, je ne mange pas de légumes. Mais bon, franchement, vous trouvez ça bon vous ? Y a-t-il un réel plaisir à manger de la salade ? Est-ce vraiment agréable d'ingurgiter des cuillères d'épinards à la crème ? Est-ce vraiment plaisant de déguster des salsifis ? Le seul légume qui retienne vraiment mon attention, c'est le chou. Et encore, uniquement quand il a la décence de se faire choucroute :-)
- Les sucreries … cette terrible majorité en mangerait beaucoup de trop.
Ah ben là, ça va. Je n'aurai peut-être pas la dernière place, au fond près du radiateur, dans la classe des mangeurs belges. Je ne bois que de l'eau et ne mange aucune sucrerie.
- Le sport … la majorité, qui n'en finit pas de faire honte à notre pays, n'en fait pas.
Ouf, de justesse. Si cette étude avait été faite et révélée deux ou trois mois plus tôt, j'aurais été compris dans le lot. Mais là, ça va, je fais un peu de sport. Ca veut dire que je peux reprendre 2 fois des frites ?
En fait, le problème c'est que ce qui est bon pour la santé est rarement très agréable sous mes petites papilles. Entre un steak sauce au Roquefort et une salade aux tomates, mon choix est vite fait. Mais pourquoi ? Comment ça se fait que je n'aime pas les brocolis, les salsifis, les choux de Bruxelles, les petits pois, les carottes, les betteraves, le chou rouge (je sais que cette énumération est pénible mais c'est important au cas où celle que j'aime passerait par ici et qu'elle aurait envie de me cuisine quelque chose :-p ), les épinards, les tomates crues (là c'est super important de préciser parce que, autrement, j'adore tout ce qui est à base de tomates : sauces, potages, …), euh … je crois que c'est déjà pas mal comme ça (c'est bon, mon Amour, tu les as tous notés ?) alors que j'adore les pâtes, la viande, le poisson, les crustacés (pas super exotiques non plus, faut pas déconner), les frites, le chocolat, la charcuterie, les bonbons (non non, je ne me suis pas trompé. J'adore les bonbons mais je n'en mange pas en ce moment), les glaces, les pizzas, le fromage, les lèvres de Elle (euh … je m'égare là, pardon), … Bref, toutes ces choses qui font bondir les nutritionnistes et qui empêchent ceux qui en abusent de le faire (bondir) :-p ? (oui, ça va vous surprendre ce point d'interrogation mais, souvenez-vous, il y a de ça longtemps, cette phrase commençait sous forme de question) Hein ? Comment ça se fait ?
Dites-moi que je suis le seul … dites-moi que 100 % des gens de ce blog ne font pas partie des 60 % dont je parle (et pour d'autre raison que de basses considérations de nationalité).
L'Oursin Vert
lundi, septembre 11, 2006
Oh oui ma poule, picore-moi !
Hum, oui, bon, c'est vrai, je l'avoue, c'est un peu pompeux comme entrée en matière mais je ne savais pas quoi écrire pour commencer ce billet.
Les blogs … En préparant ce billet (comment ??? l'Oursin prépare ses billets ? Ben on ne dirait pas), j'avais essayé d'estimer le nombre de blogs que je suis de façon assidue. "Une vingtaine ou peut-être même une trentaine", m'étais-je dit. Là, je viens de les compter et c'est une soixantaine ! On s'étonnera après ça que je passe un temps fou à lire et écrire sur le net. Mais, du coup, je passe nettement moins de temps à lire des articles plus profonds qui traitent de grands sujets d'actualité (oué l'autre, comment il se la pète). Et vous savez quoi ? J'ai l'impression de ne pas être le seul.
Nous sommes entrés dans une ère de zapping. On s'intéresse aux anecdotes, aux petites histoires, aux morceaux de vie, passant d'un sujet à l'autre très très vite. Combien de fois n'ai-je d'ailleurs pas vu des "j'ai pas lu parce que c'était trop long" face à des textes qui devaient faire à peine plus d'un page A4. Alors, effectivement, nous avons beaucoup d'informations mais nous picorons. Notre culture est une poule :-) On connaît d'avantage les histoires que l'Histoire. Les dernières amours de Zoé (ce n'est qu'un exemple, je ne connais pas de Zoé) n'ont aucun secret pour nous alors que nous ignorons complètement ce qui se passe au Liban et au Togo en ce moment (à moins que Zoé ne sorte avec un Togolais ou un Libanais, bien entendu).
Le danger d'un tel esprit picoreur n'est-il pas qu'il finisse par influencer nos rapports aux autres ? N'allons-nous pas vers une collection de contacts superficiels sans jamais prendre le temps de vraiment connaître les gens ? N'est-on pas sur le point d'entrer dans un monde de quantité et non de qualité ? "Je suis aimé parce que ma liste de contacts msn est super longue … bon, je ne connais pas le prénom de chacun d'eux et j'ignore totalement ce qu'ils aiment dans la vie mais … euh … ils me donnent l'impression d'exister. "
Personnellement, je préfère avoir 4 ou 5 vrais amis plutôt que des dizaines de "copains" (en plus, ça coûte moins cher en coca et knacki). En cas de coup dur, je suis sûr qu'ils seront là pour moi et, s'ils ont besoin de moi, je saurai être pleinement disponible pour eux. En plus, comme je les connais vraiment bien, je pourrai leur tendre la main qu'ils attendent. Ils n'auront même pas besoin d'appeler à l'aide, je verrai leur détresse.
Non à la génération "poule" ! ;-) Arrêtons de picorer les gens et revenons à l'essentiel.
L'Oursin Vert
mardi, septembre 05, 2006
Ma quête
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.
(Jacques Brel)
L'Oursin Vert